Une création musicale, poly-sonique, rythmique, lancinante et tonique, parfois traînante et vive, claire et obscure…Il n’y aura pas assez d’adjectifs pour la décrire. En fait il faut juste la sentir, l’apprivoiser, lâcher prise et se laisser emporter par la vague saillante, diffuse. C’est un genre de musique qu’on écoute en transpirant alors qu’on n’a fait nul effort. Elle transporte dans une onde, elle berce, fracasse, elle fait léviter et puis vous relâche, elle picote…

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Source photo : profil Facebook de l'artiste

J’ai eu le privilège de le voir, l’écouter et de le sentir le 30 septembre à la Loge à Paris 11è. Les deux parties du récital m’ont amené à avoir deux différentes sensations.

La créatrice à mon sens a fait plaisir au public en première partie. Ce fut pour moi un tour de voyage musical sur plusieurs thématiques et plusieurs contrées, les unes aussi poivrées que les autres et formant un tout très homogène.

La deuxième partie qu’elle a présentée comme étant sa dernière création, en cours, a été livrée en un bloc, sans discontinuer. L’artiste et l’œuvre ont apparemment fait corps. Je l’ai perçue comme ayant été un moment de fusion à la fois vitale et « thanatique » entre la voix, les sons et les postures de l’artiste. Elle était comme en transe à l’instar de ce qui peut s’observer lors d’initiatiques vaudou dans des pays de l’Afrique de l’Ouest. Cette musique avait comme quelque chose de mystique ; intensément « vibratique » avec un fil rouge fait d’om. Elle a rappelé à mon souvenir, « Souffle » un poème de Birago Diop.

A la fin, un peu essoufflé, j’ai consulté par curiosité le flyer qui m’y a convié et j’ai pu lire : « C’est de la musique qui ne ressemble pas. Merci de ne pas venir (...) si vous souhaitez voir et entendre un truc habituel. »

Pour en savoir davantage, visiter son site, elle s’appelle Perrine en morceaux. Et si vous souhaiter découvrir son œuvre, oubliez ce que vous avez lu et allez-y sans a priori.