Bernard_279.JPGAprès deux ans d’absence, j’ai fait un tour au pays. J’y ai passé un peu plus de deux semaines. C’est peu mais j’ai pu faire beaucoup de choses et, j’ai pu rencontrer pas mal de personnes.
A mon arrivée, mon dépaysement n’a guère duré. Tout me semblait si familier, si proche, comme si j’étais toujours resté dans le pays. J’ai trouvé Cotonou un peu terne mais toujours vivante, chaleureuse et conviviale. Pour faire pratique et comme tout le monde d’ailleurs, j’ai repris la moto pour circuler dans la ville. Ca a été dur la première fois. J’ai eu du mal à m’engager. Tout allait dans tous les sens, les feux tricolores (de là où j’étais) ne fonctionnaient pas et la vigilance et le bon sens devraient faire office de code de la route…Mon hébétude n’a pas duré, mes vieux réflexes de Cotonois me sont très vite revenus. Au bout de deux jours, j’étais comme un poisson dans l’eau. PENTAX Image

J’étais content de retrouver tous mes amis, enfin pas tous. Les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile ont maille à partir avec le gouvernement béninois et sont sous le coup de la sanction. Les réseaux ont été coupés et je ne savais plus comment joindre certains. De toutes les façons, c’était une bonne excuse pour ne pas aller voir tout le monde. Mon temps était compté et j’avais plein de choses à faire. Entre autres, je devais travailler sur mon projet de site internet www.cotonou-ca-bouge.net et donner un coup de main à mon association Sud Horizon qui accueille un chantier de solidarité internationale.
lac.jpgSud Horizon est une association de droit béninois que j’ai créé avec des amis artisans, juristes, journalistes, assistants sociaux, médecins, élèves, étudiants…depuis 2002. C’est une association qui œuvre dans les domaines de la culture et de la communication. L’un de ses projets phares, c’est de réaliser un studio de production de la musique traditionnelle et de lancer un festival pour promouvoir ses rythmes locaux et traditionnels en déperdition. Avec l’appui des autorités communales de la ville d’Allada (située à environ 50km au nord de Cotonou) qui ont concédé le site à réfectionner, l’association s’est tournée vers la formule de chantier international de jeunes.
Après un premier chantier qui a eu lieu en décembre 2005, Sud Horizon a reçu cet été des jeunes du Village Educatif Saint Philippe de Meudon. Ce sont de jeunes élèves de la Fondation d’Auteuil accompagnés de quatre adultes (leurs professeurs). Ils sont élèves en électrotechnique et en horticulture. Avec leurs homologues béninois (des élèves aussi) et les membres de Sud Horizon, ils ont, pendant trois semaines, fait un travail impressionnant. Efficacité, technicité, savoir faire, bonne humeur, cohésion …ont été conjugués et le résultat est là : le studio de production de la musique traditionnelle est fini !!! Eh oui fini en un temps record. Un festival de musique traditionnelle a été organisé afin pour faire connaître le studio. On a vu défiler 15 groupes de musiques. Les trois meilleurs groupes ont remporté des prix intéressants avec une promesse d’enregistrement derrière. Sud Horizon, a pris rendez-vous pour un nouveau festival dans un an. En attendant, elle travaillera au lancement de ses programmes et activités en faveur de la musique traditionnelle au Bénin.

Revenons à ma principale mission au pays. Conduire le projet de site de cotonou-ca-bouge à terme. Avec Bertrand (rédacteur sur ce blog), j’ai pris pas mal de contacts à Cotonou, nous avons fait beaucoup de reportages photos sur la ville afin d’illustrer nos articles. En fait ce site se réalise sur le model de www.ouaga-ca-bouge.net avec des amoureux de Cotonou qui se sont constitués en association et qui veulent partager leur passion de cette ville. Cotonou-ca-bouge.net est un site portail de la première ville du Bénin. Voila, la petite équipe est constituée et le site sera lancé sous peu.
Vous pouvez découvrir mon carnet de voyages à travers quelques images du Bénin et à travers cette vidéo, extrait du festival de la musique traditionnelle.