Carnet de voyage Bénin
Par Géraud le mardi 28 août 2007, 22:35 - Opinions - Lien permanent
Après deux
ans d’absence, j’ai fait un tour au pays. J’y ai passé un peu plus de deux
semaines. C’est peu mais j’ai pu faire beaucoup de choses et, j’ai pu
rencontrer pas mal de personnes.
A mon arrivée, mon dépaysement n’a guère duré. Tout me semblait si familier, si
proche, comme si j’étais toujours resté dans le pays. J’ai trouvé Cotonou un
peu terne mais toujours vivante, chaleureuse et conviviale. Pour faire pratique
et comme tout le monde d’ailleurs, j’ai repris la moto pour circuler dans la
ville. Ca a été dur la première fois. J’ai eu du mal à m’engager. Tout allait
dans tous les sens, les feux tricolores (de là où j’étais) ne fonctionnaient
pas et la vigilance et le bon sens devraient faire office de code de la
route…Mon hébétude n’a pas duré, mes vieux réflexes de Cotonois me sont très
vite revenus. Au bout de deux jours, j’étais comme un poisson dans l’eau.

J’étais content de retrouver tous mes amis, enfin pas tous. Les deux
principaux opérateurs de téléphonie mobile ont maille à partir avec le
gouvernement béninois et sont sous le coup de la sanction. Les réseaux ont été
coupés et je ne savais plus comment joindre certains. De toutes les façons,
c’était une bonne excuse pour ne pas aller voir tout le monde. Mon temps était
compté et j’avais plein de choses à faire. Entre autres, je devais travailler
sur mon projet de site internet www.cotonou-ca-bouge.net et donner un coup de
main à mon association Sud Horizon qui accueille un chantier de solidarité
internationale.
Sud Horizon est une association de
droit béninois que j’ai créé avec des amis artisans, juristes, journalistes,
assistants sociaux, médecins, élèves, étudiants…depuis 2002. C’est une
association qui œuvre dans les domaines de la culture et de la communication.
L’un de ses projets phares, c’est de réaliser un studio de production de la
musique traditionnelle et de lancer un festival pour promouvoir ses rythmes
locaux et traditionnels en déperdition. Avec l’appui des autorités communales
de la ville d’Allada (située à environ 50km au nord de Cotonou) qui ont concédé
le site à réfectionner, l’association s’est tournée vers la formule de chantier
international de jeunes.
Après un premier chantier qui a eu lieu en décembre 2005, Sud Horizon a reçu
cet été des jeunes du Village Educatif Saint Philippe de Meudon. Ce sont de
jeunes élèves de la Fondation d’Auteuil accompagnés de quatre adultes (leurs
professeurs). Ils sont élèves en électrotechnique et en horticulture. Avec
leurs homologues béninois (des élèves aussi) et les membres de Sud Horizon, ils
ont, pendant trois semaines, fait un travail impressionnant. Efficacité,
technicité, savoir faire, bonne humeur, cohésion …ont été conjugués et le
résultat est là : le studio de production de la musique traditionnelle est
fini !!! Eh oui fini en un temps record. Un festival de musique traditionnelle
a été organisé afin pour faire connaître le studio. On a vu défiler 15 groupes
de musiques. Les trois meilleurs groupes ont remporté des prix intéressants
avec une promesse d’enregistrement derrière. Sud Horizon, a pris rendez-vous
pour un nouveau festival dans un an. En attendant, elle travaillera au
lancement de ses programmes et activités en faveur de la musique traditionnelle
au Bénin.
Revenons à ma principale mission au pays. Conduire le projet de site de
cotonou-ca-bouge à
terme. Avec Bertrand (rédacteur sur ce blog), j’ai pris pas mal de contacts à
Cotonou, nous avons fait beaucoup de reportages photos sur la ville afin
d’illustrer nos articles. En fait ce site se réalise sur le model de www.ouaga-ca-bouge.net avec
des amoureux de Cotonou qui se sont constitués en association et qui veulent
partager leur passion de cette ville. Cotonou-ca-bouge.net est
un site portail de la première ville du Bénin. Voila, la petite équipe est
constituée et le site sera lancé sous peu.
Vous pouvez découvrir mon carnet de voyages à travers quelques images du Bénin
et à travers cette vidéo,
extrait du festival de la musique traditionnelle.
Commentaires
Dommage, le site web ne marche plus apparement ...
Ca marche toujours, les préoccupations profesionnelles ont momentanément eu le dessus. Promis, je retrouve mon clavier pour publier tous ces récits qui sont instance.
Merci de votre passage
Géraud