Sylvaine Charpentier et ses amis de la Picardie, ont passé trois semaines en août 2006 au Bénin pour un chantier de reboisement. Ils ont au cours de leur séjour partagé, travaillé et échangé avec des jeunes de Camaté-Shakaloké, un village du département des Collines situé à environ 230 Km au nord de Cotonou. Ces moments forts, ils les ont archivés dans une vidéo mise en ligne. Cette vidéo riche en sons, en couleurs et en images est à voir absolument.
jeudi 18 janvier 2007
Rencontres solidaires pour l’environnement.
Par Géraud le jeudi 18 janvier 2007, 21:45 - Image du mois
samedi 13 janvier 2007
Bienvenu Bertrand
Par Géraud le samedi 13 janvier 2007, 17:03 - Pêle-mêle
Comme, vous le constatez sans doute, l’interface de notre blog a changé. Nous avons opté pour ce nouveau graphisme peut être un peu sobre que le précédent afin que le blog soit plus lisible et plus visible pour nos lecteurs. Je profite de cette revisite pour annoncer l’avènement d’un nouveau rédacteur. Bertrand va désormais se joindre à moi pour l’animer. Espérant que la fréquence de publication de billets sera plus élevée, je vous convie très prochainement à la lecture de mon billet sur le Fêzan, le calendrier traditionnel et lunaire. Merci à tous et à bientôt.
lundi 8 janvier 2007
Le vodou à l’honneur au Bénin.
Par Géraud le lundi 8 janvier 2007, 00:02 - Actualité/info
Le 10 janvier est depuis une dizaine d’années jour férié au Bénin.
C’est la journée consacrée à la religion traditionnelle. Encore appelée
animisme ou vodou, elle constitue un patrimoine, un vestige cultuel et culturel
du Bénin et de l’Afrique. Offrandes, sacrifices et libation sont faits aux
différentes divinités au cours des festivités de ce jour.
Issu de la langue béninoise Fon, le terme vodou n’a pas une
signification précise. Certaines interprétations littérales l’assimilent à une
source inépuisable où l’adepte est invité à puiser de façon allègre. Mais par
consensus, le vodou est défini comme la puissance surnaturelle
transcendante ; l’insondable. Il repose sur la croyance d’un Dieu suprême
mâle et femelle (Mahu et Lissa) qui ont enfanté différentes
divinités. Ces divinités sont à la fois matérielles et immatérielles. Elles
sont incarnées dans les arbres, dans l’air, la terre, l’eau...

C’est à travers les rituels, les incantations, la transe, les chants et
danses, que les adeptes établissent le contact avec les divinités et les
esprits des ancêtres. Il est primordial de consulter l’oracle (le message de la
divinité) grâce au Fâ. Un dignitaire du vodou procède à cette
consultation impérative avant toute cérémonie. Il se sert d’une sorte de
chapelet fait avec des noyaux de pomme locale ou d’un ensemble hétéroclite
composé de vertèbres d’animaux, de coquillages et de noyaux. Il faut alors
exécuter à la lettre les
prédictions afin de bénéficier de l’assistance et de la protection des
divinités. Il est répertorié près de trois cents divinités dont les principales
sont entre autres :
Lègba : il est matérialisé par une motte de
terre plus ou moins géante érigée souvent à l’entrée des villages, des maisons
ou au cœur des marchés. Il est censé apporter protection, paix et prospérité,
il peut également punir.
Xêvioso : c’est une divinité du ciel qui se
manifeste par la foudre. Symbolisé par une double hache, il est le dieu
justicier qui châtie les voleurs, les menteurs, les malfaiteurs.
"Sakpata": encore appelé la terre, il est très craint et les
gens n’osent pas prononcer son nom. C’est la divinité qui propage la
variole.
Dan : c’est le serpent. Il se manifeste à
travers l’arc-en-ciel. Il peut aussi se présenter aussi sous forme d’un homme
et combler de richesses ceux qui l’accueillent bien.
Gou : c’est la divinité des forgerons, des
chasseurs ou de tous ceux qui manipulent le fer ou les armes en fer. C’est un
dieu représenté par un amas de ferrailles. Il protége mais il peut punir
également par des accidents sanglants.
Chacune de ces divinités a des adeptes initiés qui leurs font périodiquement les cérémonies idoines. Qu’on soit croyant ou non, le vodou reste une réalité culturelle forte dans laquelle on naît et avec laquelle on vit au Bénin et dans certains pays africains. Le vodou a été exporté sur le continent américain grâce à la traite négrière. Au Brésil en Haïti et aux Etats-Unis (Louisiane) plus précisément, les divinités, les noms, les rituels et les incantations sont quasi similaires à ce qui se fait au Bénin.
Le champ du vodou reste encore aujourd’hui très vaste, ésotérique et complexe. Et le mystère est bien entretenu au sein des couvents et forêts sacrées où l’héritage est légué au fil des générations à travers une tradition orale.
mardi 19 décembre 2006
Le Bénin Culturel: le masque Zangbeto
Par Géraud le mardi 19 décembre 2006, 12:30 - Image du mois
Le masque Zangbeto en démonstration vidéo sur le lien en annexe.
dimanche 17 décembre 2006
La liberté d’expression au Bénin a bonne presse.
Par Géraud le dimanche 17 décembre 2006, 14:35 - Actualité/info
Alors que de vieilles démocraties occidentales dégringolent le Bénin
a pour la troisième fois consécutive confirmé la bonne santé de la libre
expression de ses médias. Le classement mondial de la liberté de la presse
2006, effectué par Reporter Sans frontière place ce pays au 23ème rang mondial
(au même titre que l’Allemagne) devant des pays tels que la France, l’Italie,
l’Espagne et les Etats-Unis respectivement 35ème, 40ème, 41ème et
53ème.
Seulement, face à des cas fréquents de dérapages et d’abus de la liberté,
les journalistes béninois ont mis en place l’ ODEM, une organisation
d’autorégulation. Créé en 1999 par l’ensemble des associations
professionnelles, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les
Médias (ODEM) du Bénin est un conseil de presse dont la mission est de
responsabiliser les médias, de lutter pour la liberté de la presse et de
garantir au public une information crédible. Face aux dérapages, il prononce
des condamnations sans effet et peine à imposer le Code de Déontologie dans une
presse béninoise en crise morale et identitaire. La tenue en novembre 2002 des
Etats Généraux de la Presse a permis de renforcer son autorité et de lui
conférer des pouvoirs de sanctions coercitives. L’ODEM a désormais quelques
chances d’assumer pleinement son rôle d’autorégulation.
L’ Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias, c’est le
titre du mémoire que j’ai écrit en juin 2006 dans le cadre du Diplôme de
l’Institut Français de Presse, spécialité Médias, sociétés et mondialisation à
l’Université Panthéon Assas ParisII.
Pour plus de détails, je vous invite à lire le corps du mémoire en annexe ci-dessous.
mercredi 13 décembre 2006
Noël au Bénin, un jeu d’enfants !!!
Par Géraud le mercredi 13 décembre 2006, 18:49 - Actualité/info
__ Noël !!! C’est très proche et
l’effervescence des préparatifs est perceptible dans les villes françaises avec
la décoration particulière des rues et des appartements qui s’affine au jour le
jour. La fièvre de l’imminence de la fête est également remarquable dans les
grandes surfaces et magasins. L’affluence particulière en ces lieux et le
défilé de caddies remplis de jouets constituent des signes qui ne trompent pas.
Noël, en France, reste une fête familiale, une occasion où « le Père
Noël » fait des cadeaux aussi bien aux enfants qu’aux adultes.
A mille lieux de Paris, à Cotonou la capitale économique du Bénin, la fête de
Noël s’annonce aussi. Des rues sont plus ou moins décorées avec des guirlandes
et des portraits du Père Noël (avec sa barbe blanche et son manteau rouge) qui
trônent sous une température de 32° environ. Dans les magasins, les jouets pour
enfant et les soldes en général rivalisent. Ici, Noël, c’est avant tout la fête
des enfants. C’est aux enfants qu’on fait des cadeaux. A comparer aux enfants
en France, le Père Noël ne passe pas systématiquement et le nombre de cadeaux
reçu par enfant est très limité. Ils sont donc très nombreux les enfants qui ne
reçoivent aucun cadeau. Pourtant, ils fêtent Noël à leur façon.__
Les masques kaléta
C’est fréquent de rencontrer en novembre décembre dans les rues au Bénin,
des groupes d’enfants ou d’adolescents accompagnant un masque. Il s’agit des
groupes de Kaléta. C’est souvent un groupe d’une dizaine de personnes,
une bande structurée en chanteurs en joueurs d’instruments (sommaires) avec un
ou deux enfants accoutrés et masqués. Ils circulent de maisons en maisons
offrant leur show et moyennant la gratification de quelque menue monnaie. Des
chansons populaires de Noël sont exécutées et le Kaléta (le masque)
danse avec brio. Après la gratification, une chanson de remerciement ferme la
marche. Mais lorsque le spectacle n’est pas suivi du geste attendu, la séance
est conclue avec une chanson dédiée à l’avare, tout ceci dans une ambiance
conviviale.
Kaléta, à l’origine est importé du Brésil. C’est l’héritage du retour massif
d’anciens esclaves du Brésil sur le Golfe du Bénin entre 1830 et 1835. Il ressemble
assez bien au Buriyan, danse festive de masques caractéristique des
milieux Agouda (nom donné aux afro-brésiliens) de la ville de Ouidah (Anciennement cité de départ des esclaves, Ouidah
portent encore aujourd’hui les cicatrices de ce passé douloureux).
Depuis lors, la tradition du Kaléta a été appropriée et transmise de
génération en génération par les enfants au Bénin. Il reste néanmoins un show
exclusif de la période de Noël durant lequel les enfants se font doublement
plaisir. La joie de chanter, de jouer en groupe et la possibilité de se faire
des sous. Un groupe bien organisé et dynamique, avec un masque original peut
s’attendre à un partage conséquent à la fin de la tournée.
Au fil des ans, ils sont nombreux ceux qui pensent que cette bonne ambiance de
Noël s’émousse. L’urbanisation, le coût des masques, les
contraintes liées à la constitution de groupes… en seraient les causes. Il est
tout de même évident que de nouvelles pratiques plus solitaires ont vu le jour.
Beaucoup d’enfants se mettent à la fabrication de crèche.
Les cartons ambulants
Les enfants qui n’ont pas envie ou qui n’ont pas la possibilité de
constituer des groupes ont eu l’idée de la fabrication de crèche. Un carton,
quelques images religieuses et gadgets, des bougies et ça y est ! La
crèche est prête à être promenée. Le principe est similaire à celui du Kaléta.
La crèche est présentée aux adultes avec une chanson de souhait de vœux, contre
gratification, bien entendu. Cependant ce n’est pas drôle de promener les
crèches la journée. Les cartons ambulants ont plus de succès le soir : la
bougie illumine les images. Ceux qui sont les mieux décorés se font remarquer
facilement dans le lot des cartons lumineux ambulants qu’on rencontre sur les
places publiques ou dans les rues. La présentation de la crèche s’accompagne
toujours d’une seule et même chanson « Dodémè kpo homè hun hun kpo.. . »,
refrain d’une chanson chrétienne d’appel à contribution. Seulement l’appel
n’est pas toujours entendu par les adultes.
Si les groupes de kaléta arrivent encore à séduire avec le masque et
l’originalité de l’accoutrement, les cartons ambulants quant à eux peinent à
convaincre les adultes à mettre la main à la poche. Pour autant, les enfants ne
se découragent pas. Apparemment, ils savent bien s’amuser à Noël. 
dimanche 10 décembre 2006
Pêle-mêle
Par Géraud le dimanche 10 décembre 2006, 13:28 - Accueil

Bienvenus à tous Sur le blog Regardailleurs.
Nous allons vous proposer -comme son nom l’indique- des articles sur des réalités d’ailleurs. Tout en restant plus ou moins collés à l’actualité française ou occidentale, nous vous raconterons le vécu et les traditions de l’Afrique de l’ouest et plus particulièrement du Bénin. Les masques ; les rythmes et les danses ; les croyances…bref ! Le champ est vaste et nous prendrons le temps de l’explorer.
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