Regard'ailleurs

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lundi 21 avril 2008

Mobilisation contre le paludisme

Un enfant meurt toutes les 30 secondes, ce qui fait environ 3000 enfants par jour.
Le paludisme tue selon l'OMS, plus d'un million de personnes par an. *90% des décès ont lieu en Afrique et touchent principalement les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. C'est la 4ème cause de mortalité chez les enfants en Afrique devant le SIDA.
2/3 de la population mondiale sont exposés au paludisme. 350 à 500 millions de cas cliniques de paludisme sont recensés chaque année, dont 80% en Afrique. A l'occasion du 25 avril journée mondiale de lutte contre le paludisme, soutenons les actions de mobilisation contre ce fléau : www.luttercontrelepaludisme.fr

Ecoutons une chanson contre le paludisme réalisée par l'association PACAPE en collaboration avec Papa Wemba et plusieurs autres artistes.

samedi 29 décembre 2007

Bientôt la fête du Vodoun.

Le Bénin célébrera, la fête du Vodoun, le 10 janvier prochain. La fête aura lieu un peu partout dans le pays. Chaque dignitaire honore ses divinités à l’occasion. Si vous avez l’occasion d’aller au sud du pays, ne ratez pas les cérémonies de la veille de fête au palais royal d’Allada. Sa Majesté Kpodégbé Toï Djigla, Roi d’Allada va lancer comme à l’accoutumée les festivités le 9 janvier avec tous les dignitaires de la cour et avec de nombreux adeptes. Allada, une ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Cotonou est considérée comme étant le berceau du Vodoun et de la culture Adja-Tado. Le roi d’Allada se rendra ensuite, le jour de la fête, à la plage de Ouidah pour concélébrer les consécrations appropriées avec Dagbo Hounon, le chef du culte résidant à Ouidah. C’est un rendez-vous à ne pas rater si on veut voir l’aspect solennel de la fête. D’autres endroits du pays comme la plage de Grand Popo pourraient être intéressants. Sinon à Cotonou, il y aura des spectacles de danses des masques « revenants » dans l’après-midi du 10 janvier.

jeudi 22 novembre 2007

Taxis motos, mêmes fonctions de Paris à Cotonou.

moto_taxi_paris.jpg "Déjà 20 000 trajets et 3 400 clients transportés par 12 taxis-moto dans Paris", peut-on lire sur le site de Citybird, la société qui expérimente les motos taxis à Paris. Elle se présente comme étant le partenaire privilégié des cadres supérieurs et dirigeants pressés de Paris. Prendre un taxi moto en effet peut permettre de gagner du temps et de contourner les embouteillages de la capitale française. Le coût : 25€ le trajet Paris Intra Muros, un trajet Paris petite couronne à partir de 30€ et à partir de 50€ pour se rendre aux aéroports.

Ailleurs, au Bénin les taxis motos font partie des habitudes de transport depuis plusieurs années déjà. Ils sont appelés Zémidjans, ce qui signifie en langue nationale Fon "prends moi". A l’origine le phénomène de taxi moto a démarré à Porto-Novo avec des cyclistes qui étaient payés pour transporter les marchandises des dames, des villages vers les marchés. Les motos ont pris la suite un peu plus tard et ont transporté les marchandises et les personnes. PENTAX Image
De Porto-Novo, l’expérience s’est propagée dans tout le pays et même dans certaines villes frontalières. Encore appelé Kêkênon (l’homme à moto) les zémidjan ou les zém constituent le premier et le plus pratique des transports dans le pays. Ils sont estimés à plus de 36000 à Cotonou et font partie du décor de la ville. Ils sont facilement reconnaissables à leurs chemises jaunes. Pour les prendre, il suffit d’aller à une place publique, un carrefour où ils attendent des clients. Ils déambulent également à la recherche de clients. Il vous suffit de faire un petit signe de main ou de les siffler pour qu’ils viennent à vous. Le reste, vous indiquer votre destination ; le zém vous dit son prix ; vous le négociez et s’il vous convient, ça y est. Vogue la moto ! Les prix de la course varient entre 100 et 300 francs CFA, selon la distance. L’avantage des zém, c’est qu’ils vous déposent devant votre portail ou vraiment à l’endroit où vous vous rendez. Ils peuvent vous conduire à des endroits que vous ne connaissez pas bien. Mieux, en saison pluvieuse, ils sont prêts à vous emmener même dans les zones enclavées du fait de l’inondation. Ils sont aussi une véritable alternative aux embouteillages.
Attention ! Rappelez gentiment votre zém à l’ordre quand il est en excès de vitesse ou quand manifestement il ne respecte pas le code de la route, surtout quand il grille les feux tricolores.

De Paris à Cotonou, les objectifs des taxis motos semblent être les mêmes malgré la différence des moyens dont ils disposent et des usagers qui s’en servent. J’avoue néanmoins avoir été très surpris par cette révolution dans le transport des passagers à Paris.

vendredi 9 novembre 2007

Musiques, cultures et développement célébrés à Cotonou.

sica_img_geraud.jpgCe sera à la faveur de la troisième édition des SICA (Stars de l’intégration culturelle africaine) prévue à Cotonou, du 21 au 25 novembre. En plus du Bénin plusieurs pays africains sont conviés à l’événement (le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Togo, le Niger, le Nigeria, le Ghana, la Guinée, le Sénégal, le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la Centrafrique, le Congo, la RDC etc.).
Les meilleurs des catégories comme "Artiste ou groupe de musique moderne d’inspiration traditionnelle" ; "Présentateur live" ; "Entreprise d’Intégration" seront distingués par un jury international. Les SICA rassembleront artistes, médias, annonceurs, entrepreneurs, et public.

Contacts :
Tel : (00 33) 6 12 79 04 78.
E-Mail : sicaorg@yahoo.fr

lundi 15 octobre 2007

Bénin en expo à Paris

benin_expo_parisOuverte du 2 octobre au 6 janvier 2008, l’exposition a lieu au Musée du Quai Branly. Elle propose de découvrir cinq siècles d’art royal du Bénin.
Ce n’est pas un zoom sur les vestiges historiques de l’actuel République du Bénin. Il s’agit de visiter la richesse artistique et culturelle de l’ancien et célèbre empire du Bénin dont la capitale est située au sud ouest du Nigéria actuel, dans l’Etat du Bénin. Cet empire probablement créé au 8è siècle a connu un fort rayonnement entre le 14è et le 16è siècle grâce au commerce avec les portugais et à de nombreuses conquêtes. Son territoire s’étendait du sud ouest du Nigéria jusqu’au sud du Togo.
L’exposition rassemble des collections provenant principalement d’Angleterre, d’Allemagne et d’Autriche. Elle présente un ensemble constitué de bronzes, d’ivoires, de cartes et de manuscrits.

dimanche 16 septembre 2007

La fin de la crise du GSM au Bénin

cotonou_gsm1.gif10 jours après Telecel, l’opérateur GSM Areeba fonctionne à nouveau et ce depuis hier samedi 16 septembre. C’est l’issue de plus de deux mois de bras de fer entre ces deux réseaux de téléphonie mobile et le gouvernement béninois.

Le 06 Juillet 2007, l’autorité de régulation des télécommunications du Bénin avait pris la décision de suspendre les réseaux Télécel-Moov et Areeba-MTN, les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile au Bénin pour violation du cahier des charges.
Selon le communiqué officiel, les deux opérateurs ont accepté de se conformer à la loi et de payer la licence d’exploitation qui s’élève à 10 milliards Cfa. Malgré le soulagement des abonnés, cette situation de crise a été un cauchemar pour ces derniers qui se sont vus couper du jour au lendemain… Cette situation a également favorisé l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché. Global Com a signé un contrat d’exploitation dans la foulée des discussions avec les opérateurs sous sanction.
Désormais, ce sont 5 opérateurs qui devront partager le marché de 6 millions de consommateurs potentiels.

mardi 28 août 2007

Carnet de voyage Bénin

Bernard_279.JPGAprès deux ans d’absence, j’ai fait un tour au pays. J’y ai passé un peu plus de deux semaines. C’est peu mais j’ai pu faire beaucoup de choses et, j’ai pu rencontrer pas mal de personnes.
A mon arrivée, mon dépaysement n’a guère duré. Tout me semblait si familier, si proche, comme si j’étais toujours resté dans le pays. J’ai trouvé Cotonou un peu terne mais toujours vivante, chaleureuse et conviviale. Pour faire pratique et comme tout le monde d’ailleurs, j’ai repris la moto pour circuler dans la ville. Ca a été dur la première fois. J’ai eu du mal à m’engager. Tout allait dans tous les sens, les feux tricolores (de là où j’étais) ne fonctionnaient pas et la vigilance et le bon sens devraient faire office de code de la route…Mon hébétude n’a pas duré, mes vieux réflexes de Cotonois me sont très vite revenus. Au bout de deux jours, j’étais comme un poisson dans l’eau. PENTAX Image

J’étais content de retrouver tous mes amis, enfin pas tous. Les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile ont maille à partir avec le gouvernement béninois et sont sous le coup de la sanction. Les réseaux ont été coupés et je ne savais plus comment joindre certains. De toutes les façons, c’était une bonne excuse pour ne pas aller voir tout le monde. Mon temps était compté et j’avais plein de choses à faire. Entre autres, je devais travailler sur mon projet de site internet www.cotonou-ca-bouge.net et donner un coup de main à mon association Sud Horizon qui accueille un chantier de solidarité internationale.
lac.jpgSud Horizon est une association de droit béninois que j’ai créé avec des amis artisans, juristes, journalistes, assistants sociaux, médecins, élèves, étudiants…depuis 2002. C’est une association qui œuvre dans les domaines de la culture et de la communication. L’un de ses projets phares, c’est de réaliser un studio de production de la musique traditionnelle et de lancer un festival pour promouvoir ses rythmes locaux et traditionnels en déperdition. Avec l’appui des autorités communales de la ville d’Allada (située à environ 50km au nord de Cotonou) qui ont concédé le site à réfectionner, l’association s’est tournée vers la formule de chantier international de jeunes.
Après un premier chantier qui a eu lieu en décembre 2005, Sud Horizon a reçu cet été des jeunes du Village Educatif Saint Philippe de Meudon. Ce sont de jeunes élèves de la Fondation d’Auteuil accompagnés de quatre adultes (leurs professeurs). Ils sont élèves en électrotechnique et en horticulture. Avec leurs homologues béninois (des élèves aussi) et les membres de Sud Horizon, ils ont, pendant trois semaines, fait un travail impressionnant. Efficacité, technicité, savoir faire, bonne humeur, cohésion …ont été conjugués et le résultat est là : le studio de production de la musique traditionnelle est fini !!! Eh oui fini en un temps record. Un festival de musique traditionnelle a été organisé afin pour faire connaître le studio. On a vu défiler 15 groupes de musiques. Les trois meilleurs groupes ont remporté des prix intéressants avec une promesse d’enregistrement derrière. Sud Horizon, a pris rendez-vous pour un nouveau festival dans un an. En attendant, elle travaillera au lancement de ses programmes et activités en faveur de la musique traditionnelle au Bénin.

Revenons à ma principale mission au pays. Conduire le projet de site de cotonou-ca-bouge à terme. Avec Bertrand (rédacteur sur ce blog), j’ai pris pas mal de contacts à Cotonou, nous avons fait beaucoup de reportages photos sur la ville afin d’illustrer nos articles. En fait ce site se réalise sur le model de www.ouaga-ca-bouge.net avec des amoureux de Cotonou qui se sont constitués en association et qui veulent partager leur passion de cette ville. Cotonou-ca-bouge.net est un site portail de la première ville du Bénin. Voila, la petite équipe est constituée et le site sera lancé sous peu.
Vous pouvez découvrir mon carnet de voyages à travers quelques images du Bénin et à travers cette vidéo, extrait du festival de la musique traditionnelle.

jeudi 12 juillet 2007

A la découverte de la ville de Ouidah au Bénin

ouidah_porte_non_retour.JPG

Ouidah est situé à 42km à l’ouest de Cotonou. On peut s’y rendre par la route des pêches (qui longe la plage, à partir de Cotonou) ou par la route bitumé, la nationale 2 en direction du Togo.

Ouidah est une ville historique fortement marquée par la traite négrière. Grand port du Golfe de Guinée, il a été le point de rencontre entre l’occident et le Dahomey et le point de départ des esclaves vendus. Les symboles historiques sont nombreux et intéressants à visiter : le Fort Portugais, la Forêt sacrée, la route des esclaves, la Porte de non retour (monument classé par l’Unesco), le temple des python, la basilique…la belle plage.

Ouidah est aussi l’une des villes phares du vaudou avec ses dignitaires, ses sanctuaires, ses nombreuses divinités et ses cérémonies périodiques. Ouidah, c’est enfin une ville métissée. On y rencontre des descendants d’afro-brésiliens, des ethnies Fon et Xwéda. Ce métissage a laissé des empreintes sur les pratiques culturelles, sur l’architecture et sur l’art culinaire. ouidah_plage.JPG

dimanche 24 juin 2007

Rencontre solidaire pour la musique traditionnelle

24 jeunes français et béninois s’apprêtent à vivre trois semaines de travail, d’échange, de découverte et de culture à Sékou, un village situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Cotonou au Bénin.
Il s’agit d’un chantier de solidarité international qui a pour but de finir le montage d’un studio de production et de promotion de la musique traditionnelle. Un mini festival de musique traditionnelle sera organisé à la fin du chantier.
Ce chantier est porté par la Fondation d’Auteuil et l’association Sud Horizon.
chantier_bopa.JPGEn attendant de revenir vous décrire les temps forts de ce chantier qui aura lieu en juillet 2007, je vous invite à découvrir un extrait d’un rythme traditionnel béninois : le Zinli, une danse royale.

dimanche 27 mai 2007

Kpanouhoun : le tam tam des assiettes, la danse des femmes

femmes_benin.jpgPas vraiment besoin de gros moyens pour mettre en place ce genre de groupe traditionnel de musiques et de danses. Quelques assiettes trouées, des anneaux tout au tour et ça y est ! Le dispositif est prêt.
Ce sont exclusivement les femmes qui forment le Kpanouhoun. Très pratique, ça réunit les copines, les voisines pour chanter et danser à l’occasion de fêtes ou d’événements importants au village.
Avec les assiettes, les femmes se passent bien du talent de joueurs de tam tam souvent dédié aux hommes. Ces derniers sont alors dans le rôle de spectateurs passifs et admiratifs des dames.
Kpanouhoun, une bonne idée des femmes pour faire la fête en toute simplicité, on en rencontre dans les villages au sud du Bénin. En Fongbe, langue parlée au Bénin, kpanouhoun signifie littéralement tam-tam (houn) assiette (kpanou).

Voir la vidéo de Kpanouhoun

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