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dimanche 16 septembre 2007

La fin de la crise du GSM au Bénin

cotonou_gsm1.gif10 jours après Telecel, l’opérateur GSM Areeba fonctionne à nouveau et ce depuis hier samedi 16 septembre. C’est l’issue de plus de deux mois de bras de fer entre ces deux réseaux de téléphonie mobile et le gouvernement béninois.

Le 06 Juillet 2007, l’autorité de régulation des télécommunications du Bénin avait pris la décision de suspendre les réseaux Télécel-Moov et Areeba-MTN, les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile au Bénin pour violation du cahier des charges.
Selon le communiqué officiel, les deux opérateurs ont accepté de se conformer à la loi et de payer la licence d’exploitation qui s’élève à 10 milliards Cfa. Malgré le soulagement des abonnés, cette situation de crise a été un cauchemar pour ces derniers qui se sont vus couper du jour au lendemain… Cette situation a également favorisé l’arrivée d’un nouvel opérateur sur le marché. Global Com a signé un contrat d’exploitation dans la foulée des discussions avec les opérateurs sous sanction.
Désormais, ce sont 5 opérateurs qui devront partager le marché de 6 millions de consommateurs potentiels.

mardi 28 août 2007

Carnet de voyage Bénin

Bernard_279.JPGAprès deux ans d’absence, j’ai fait un tour au pays. J’y ai passé un peu plus de deux semaines. C’est peu mais j’ai pu faire beaucoup de choses et, j’ai pu rencontrer pas mal de personnes.
A mon arrivée, mon dépaysement n’a guère duré. Tout me semblait si familier, si proche, comme si j’étais toujours resté dans le pays. J’ai trouvé Cotonou un peu terne mais toujours vivante, chaleureuse et conviviale. Pour faire pratique et comme tout le monde d’ailleurs, j’ai repris la moto pour circuler dans la ville. Ca a été dur la première fois. J’ai eu du mal à m’engager. Tout allait dans tous les sens, les feux tricolores (de là où j’étais) ne fonctionnaient pas et la vigilance et le bon sens devraient faire office de code de la route…Mon hébétude n’a pas duré, mes vieux réflexes de Cotonois me sont très vite revenus. Au bout de deux jours, j’étais comme un poisson dans l’eau. PENTAX Image

J’étais content de retrouver tous mes amis, enfin pas tous. Les deux principaux opérateurs de téléphonie mobile ont maille à partir avec le gouvernement béninois et sont sous le coup de la sanction. Les réseaux ont été coupés et je ne savais plus comment joindre certains. De toutes les façons, c’était une bonne excuse pour ne pas aller voir tout le monde. Mon temps était compté et j’avais plein de choses à faire. Entre autres, je devais travailler sur mon projet de site internet www.cotonou-ca-bouge.net et donner un coup de main à mon association Sud Horizon qui accueille un chantier de solidarité internationale.
lac.jpgSud Horizon est une association de droit béninois que j’ai créé avec des amis artisans, juristes, journalistes, assistants sociaux, médecins, élèves, étudiants…depuis 2002. C’est une association qui œuvre dans les domaines de la culture et de la communication. L’un de ses projets phares, c’est de réaliser un studio de production de la musique traditionnelle et de lancer un festival pour promouvoir ses rythmes locaux et traditionnels en déperdition. Avec l’appui des autorités communales de la ville d’Allada (située à environ 50km au nord de Cotonou) qui ont concédé le site à réfectionner, l’association s’est tournée vers la formule de chantier international de jeunes.
Après un premier chantier qui a eu lieu en décembre 2005, Sud Horizon a reçu cet été des jeunes du Village Educatif Saint Philippe de Meudon. Ce sont de jeunes élèves de la Fondation d’Auteuil accompagnés de quatre adultes (leurs professeurs). Ils sont élèves en électrotechnique et en horticulture. Avec leurs homologues béninois (des élèves aussi) et les membres de Sud Horizon, ils ont, pendant trois semaines, fait un travail impressionnant. Efficacité, technicité, savoir faire, bonne humeur, cohésion …ont été conjugués et le résultat est là : le studio de production de la musique traditionnelle est fini !!! Eh oui fini en un temps record. Un festival de musique traditionnelle a été organisé afin pour faire connaître le studio. On a vu défiler 15 groupes de musiques. Les trois meilleurs groupes ont remporté des prix intéressants avec une promesse d’enregistrement derrière. Sud Horizon, a pris rendez-vous pour un nouveau festival dans un an. En attendant, elle travaillera au lancement de ses programmes et activités en faveur de la musique traditionnelle au Bénin.

Revenons à ma principale mission au pays. Conduire le projet de site de cotonou-ca-bouge à terme. Avec Bertrand (rédacteur sur ce blog), j’ai pris pas mal de contacts à Cotonou, nous avons fait beaucoup de reportages photos sur la ville afin d’illustrer nos articles. En fait ce site se réalise sur le model de www.ouaga-ca-bouge.net avec des amoureux de Cotonou qui se sont constitués en association et qui veulent partager leur passion de cette ville. Cotonou-ca-bouge.net est un site portail de la première ville du Bénin. Voila, la petite équipe est constituée et le site sera lancé sous peu.
Vous pouvez découvrir mon carnet de voyages à travers quelques images du Bénin et à travers cette vidéo, extrait du festival de la musique traditionnelle.

jeudi 12 juillet 2007

A la découverte de la ville de Ouidah au Bénin

ouidah_porte_non_retour.JPG

Ouidah est situé à 42km à l’ouest de Cotonou. On peut s’y rendre par la route des pêches (qui longe la plage, à partir de Cotonou) ou par la route bitumé, la nationale 2 en direction du Togo.

Ouidah est une ville historique fortement marquée par la traite négrière. Grand port du Golfe de Guinée, il a été le point de rencontre entre l’occident et le Dahomey et le point de départ des esclaves vendus. Les symboles historiques sont nombreux et intéressants à visiter : le Fort Portugais, la Forêt sacrée, la route des esclaves, la Porte de non retour (monument classé par l’Unesco), le temple des python, la basilique…la belle plage.

Ouidah est aussi l’une des villes phares du vaudou avec ses dignitaires, ses sanctuaires, ses nombreuses divinités et ses cérémonies périodiques. Ouidah, c’est enfin une ville métissée. On y rencontre des descendants d’afro-brésiliens, des ethnies Fon et Xwéda. Ce métissage a laissé des empreintes sur les pratiques culturelles, sur l’architecture et sur l’art culinaire. ouidah_plage.JPG

dimanche 24 juin 2007

Rencontre solidaire pour la musique traditionnelle

24 jeunes français et béninois s’apprêtent à vivre trois semaines de travail, d’échange, de découverte et de culture à Sékou, un village situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Cotonou au Bénin.
Il s’agit d’un chantier de solidarité international qui a pour but de finir le montage d’un studio de production et de promotion de la musique traditionnelle. Un mini festival de musique traditionnelle sera organisé à la fin du chantier.
Ce chantier est porté par la Fondation d’Auteuil et l’association Sud Horizon.
chantier_bopa.JPGEn attendant de revenir vous décrire les temps forts de ce chantier qui aura lieu en juillet 2007, je vous invite à découvrir un extrait d’un rythme traditionnel béninois : le Zinli, une danse royale.

dimanche 27 mai 2007

Kpanouhoun : le tam tam des assiettes, la danse des femmes

femmes_benin.jpgPas vraiment besoin de gros moyens pour mettre en place ce genre de groupe traditionnel de musiques et de danses. Quelques assiettes trouées, des anneaux tout au tour et ça y est ! Le dispositif est prêt.
Ce sont exclusivement les femmes qui forment le Kpanouhoun. Très pratique, ça réunit les copines, les voisines pour chanter et danser à l’occasion de fêtes ou d’événements importants au village.
Avec les assiettes, les femmes se passent bien du talent de joueurs de tam tam souvent dédié aux hommes. Ces derniers sont alors dans le rôle de spectateurs passifs et admiratifs des dames.
Kpanouhoun, une bonne idée des femmes pour faire la fête en toute simplicité, on en rencontre dans les villages au sud du Bénin. En Fongbe, langue parlée au Bénin, kpanouhoun signifie littéralement tam-tam (houn) assiette (kpanou).

Voir la vidéo de Kpanouhoun

dimanche 6 mai 2007

Africa Paradis, un film politiquement incorrect ?

africaparadis.gifAprès avoir tenu plusieurs petits rôles au cinéma, Sylvestre Amoussou crée son propre univers. AFRICA PARADIS, c'est le premier long métrage de ce béninois qui vit en France. Dans son film, Sylvestre Amoussou inverse les rôles en créant un paradis africain où les blancs sont obligés d'aller chercher le bonheur qui leur manque.

Le film sorti en février en France est précédé d'une controverse au niveau de la distribution. Personne ne veut prendre le risque de distribuer un film qui change tout.
Au Festival panafricain du cinéma et de télévision de Ouagadougou (FESPACO 2007), AFRICA PARADIS a tout de même reçu un accueil favorable auprès du public. Godefroy Macaire CHABI a rencontré pour vous le réalisateur. Interview de Sylvestre AMOUSSOU.

dimanche 22 avril 2007

La mangue sensuelle

manguesensuelles.jpgLa mangue, fruit tropical de saison, bien appréciée au Bénin a ici subi une métaphore poétique. « La mangue du village » est le titre du poème de Dallys-Tom Medali, agent commercial dans une compagnie de transport maritime à Cotonou. A travers son texte, il chante la beauté de la princesse du village aux « déhanchements rythmiques », et aux « contorsions hallucinantes »…

Dallys-Tom Medali est sacré « Lauréat du concours du mois de mars 2007 » et figure au palmarès des auteurs de poésie érotique sur le site du concours. Découvrez l’intégralité de cette œuvre : « La mangue du village ».

"J'suis blanc" Kamini

kamini.jpgAprès le récit musical très comique sur son village paumé, Marly-Gomont, en Picardie, la révélation du Web, Kamini revient avec un nouveau clip : « J’suis blanc ». Pas de pâturage, pas de vache mais le régime humoristique est resté le même. La chanson pose le problème du racisme dans la société française.kamini2.jpg
Muté en blanc pour 9 semaines, tout change pour lui : argent, logement, les flics, les gens…

Clip très drôle à voir. "J'suis blanc"

mardi 17 avril 2007

Famille JAH : La preuve que le retour en Afrique est possible

Le-couple-Jah.jpg Imaginez des familles noires américaines émigrant par vague vers l’Afrique. Imaginez un afflux de plus en plus croissant de ces personnes vers le continent noir, la terre de leurs ancêtres déportés en Amérique par les négriers. On n’en est hélas pas encore là. On en est peut-être encore loin. Mais cette perspective, la famille JAH y crois très fort. Le 15 Avril 1997, cette famille française rastafari de la Guadeloupe débarquait au Bénin, la terre d’où ses ancêtres auraient été déportés.
Retourner définitivement en Afrique après plusieurs siècles "d’exile". Le projet paraît bien évidemment audacieux. Certains l’avaient même trouvé complètement débile. « Les médias européens nous avaient donné trois mois pour repartir en Guadeloupe », déclare toute émue Mère JAH, comme on l’appelle affectueusement au Bénin.
Dix ans après, elle n’a pas regretté sa décision de suivre son mari, le Père JAH, leurs quatre enfants et quelques uns de leurs neveux, abandonnant les nombreux privilèges que leur offre la nationalité française.
Pour elle comme pour sa famille ce retour est une victoire, «une victoire sur une histoire qui avait déjà écrit "la porte du non retour" mais que nous faisons mentir par ce retour ». La famille JAH est très populaire au Bénin où elle bénéficie d’un accueil très hospitalier de la part des populations qu’elle côtoie. Ce retour a d’ailleurs été encouragé par l’ancien président Mathieu Kérékou lui-même.

Aujourd’hui, la famille anime une école, "l’école endogène Jardin de la Fraternité" qui accueille et éduque chaque année des dizaines d’enfants démunis. Elle a initié également un projet d’agriculture biologique au profit des adolescents et jeunes béninois désireux de pratiquer l’agriculture. Et pour ne pas être un sas unique (car il faut bien reconnaître que cette expérience ne fait pas encore beaucoup d’émules), la famille JAH a créé une ambassade culturelle de la diaspora du peuple de Jah (le peuple de Dieu) pour "permettre aux générations déportées d’avoir une adresse (…) en terre d’Afrique". La-famille-Jah.jpgCette structure organise chaque année des pèlerinages en terre africaine pour des africains américains. Mais cette expérience, loin s’en faut, n’est pas une partie de plaisir. Quelques petits écueils persistent encore. Mais "ils sont dus à l’ignorance et à l’amnésie des africains d’aujourd’hui qui ont oublié ce crime perpétré contre leur race", banalise le Père JAH qui assure que cela ne peut qu’être passager.

samedi 24 mars 2007

Les masques traditionnels du Bénin

J’ai vu au cours de mes voyages dans des pays d’Afrique au sud du Sahara, beaucoup de masques en magasins et parfois des masques dansants. Pour avoir baigné dans l’environnement des masques depuis mon enfance, rien d’étonnant pour moi.
Le premier masque, je l’ai vu à trois ans. Il s’agit du masque Kaléta et j’en avais très peur. Je m’en souviens comme si c’était hier. Bien évidemment, j’ai su plus tard que c’était du divertissement et qu’il ne faut pas fuir à l’approche du Kaléta. danse_enfants_benin.jpgPourtant, nombreux sont les masques au sud du Bénin qui restent pour moi des mystères. Ils sont en effet présentés comme étant du Vaudou et seuls les adeptes ou les initiés ont le droit de les approcher. Les masques ont dans mon pays, une fonction culturelle et cultuelle très importante.
Cet article ne sera donc qu’une présentation simpliste et facile des masques au Bénin. Car en la matière, tout n’est pas dit et tout ne se dit pas. Les traditions du masque sont encore ésotériques et se transmettent lors des initiations dans les forêts sacrées ou dans des temples dédiés.
Je vois les masques en deux catégories : les masques de divertissement et les masques sacrés.

Kaléta et Buriyan
Ces deux sortes de masques sont des résidus de transmissions culturelles liées au retour des anciens esclaves brésiliens sur la Côte des esclaves au XIXème siècle. Ils sont très proches des masques des carnavals du Brésil actuel.benin_buriyan_masque.jpg
D’un côté le'' Kaléta'' reste une danse festive et joyeuse des enfants, dans les rues en période de Noël. De l’autre, le Buriyan est utilisé pour égayer les fêtes et les cérémonies principalement chez les Agouda (milieu afro-brésilien de Ouidah et de Porto-Novo). Il alterne danses et comédies mettant en exergue différents personnages. A ces deux masques, on peut ajouter les échassiers masqués qui jouent pratiquement le même rôle.benin_echassier_masque.jpg

Le deuxième groupe de masques regroupe ceux qui sont considérés comme étant sacrés et ayant une fonction cultuelle bien déterminée. IL faut distinguer également dans cette catégorie, les masques objets et les masques animés.

Les masques objets :
Il s’agit de tous les masques en bois, en terre cuite, en métal qui représentent les jumeaux, les ancêtres ou des divinités.

Les jumeaux
Les jumeaux (Ibédji, Hovi) sont presque vénérés dans la culture fon et yoruba. La tradition et les croyances considèrent qu’ils apportent la paix, la prospérité, le bonheur dans le foyer où ils sont nés. Quand un jumeau meurt, une figurine sensée le représenter est sculptée. La statuette est supposée conserver son âme. Les parents du défunt ont l’obligation de prendre soin indéfiniment et symboliquement de cette statuette (nourriture, bain, vêtement…) comme s’il était vivant.

Les divinités
On les retrouve au marché, sur les places publiques, devant des maisons, à l’entrée de villages, dans les couvents et dans les sanctuaires et temples du Vaudou etc. Des soins sont également pris et des cérémonies sont faites souvent pour toutes ces masques qui sont l’incarnation physique d’un esprit, d’un ancêtre ou d’une divinité. Ces masques jouent un rôle très important dans les représentations et dans les croyances.

Les masques animés
Ils sont considérés aussi comme étant des Vaudous, c'est-à-dire des divinités incarnées. On en distingue plusieurs sortes :

Zangbéto
Littéralement signifie en langue Fon, « l’Homme de la nuit ». Dans les anciens royaumes du sud du Bénin (Porto-Novo notamment) , ils jouent le rôle de gendarme. Ce rôle de sécurité dévolue subsiste encore aujourd’hui. Ce masque peut être vu en journée avec son accoutrement en forme d’une case conique en pailles. masque_zangbeto_benin.jpgA l’occasion de cérémonies, ils sortent, dansent et exécutent de tour de « magies ». Ils parlent souvent mais leurs paroles sont souvent entrecoupées de sons de trompe en corne. Mais le ''Zangbéto'', comme son nom l’indique (Homme de la nuit) est un masque noctambule. Il a une grande activité la nuit. Seuls les initiés ont le droit de participer à ces activités. Je ne peux pas en dire davantage. Sachez simplement, qu’ils jouent un rôle de sécurisation de l’endroit où ils sortent la nuit.


Egun ou Kouvito
Il s’agit des maques revenants. Ce sont des masques de la culture Yorouba, qu’on retrouve également chez les Fon. Ils incarnent les défunts d’une famille ou d’une collectivité familiale. Ils sortent surtout dans le cadre de cérémonie consacrées aux défunts. Ils font d’abord le tour de la ville ou du village avant de donner un grand spectacle à la place publique. Certains de ces masques aiment courir après les enfants et adolescents qu’ils flagellent au passage. Ils parlent, souvent en Yoruba, avec une voix nasillarde. Il est recommandé de ne pas les toucher et d’éviter que leur accoutrement ne vous touche. Car ça porte malheur selon la tradition.


Guèlèdè
C’est le masque spécifique de sociétés secrètes des femmes de la culture Nago-Yoruba du Bénin. Les hommes accompagnent en tant que porteurs de masques et musiciens. Le rituel de ce masque exprime la mauvaise conscience de l’homme vis-à-vis de la femme et loue par la même occasion, la déesse mère créatrice Odoudoua. Le Gèlèdè sort donc pour apaiser les femmes et ramener l’harmonie sociale. La danse des masques est précédée d’une grande cérémonie nocturne à distinguer de la danse festive en journée. La danse Guèlèdè est inscrite au patrimoine mondial intangible par l’Unesco. Benin-masque_guelede.jpg


Oro
C’est aussi un masque caractéristique de l’aire culturelle Yoruba. C’est un masque qui abrite les forêts sacrées. Seuls les initiés peuvent participer aux rituels de ce masque qui sort essentiellement la nuit. De grandes cérémonies annuelles ont lieu dans certaines localités du sud-est du Bénin. Lors de ces cérémonies qui peuvent durer plusieurs jours parfois, il est strictement interdit aux non initiés de mettre le nez dehors.


Bliguédé
C’est un masque de société secrète de nuit. Il sort donc la nuit et joue, semble t-il, un rôle de sécurisation physique et métaphysique. Il est conseillé d’éviter le secteur où ils (masques et accompagnateurs) sont la nuit. C’est un masque que j’ai rencontré dans des villages de l’aire culturelle Aïzo au Sud du Bénin. Leurs cérémonies sont signalées à l’entrée des villages par un long bambou planté, décoré de rameaux de palmier.


La liste des masques n’est pas exhaustive et ce texte n’est qu’un indicatif, une brève présentation de la richesse culturelle que constituent les masques au Bénin. Il est cependant très important de signaler que le pays est fortement axé sur les valeurs et le patrimoine traditionnels. Ces différents rituels des masques sont des pratiques ancestrales qui subsistent aux changements sociaux et à la modernisation. C’est d’ailleurs grâce à ces dernières que des forêts sacrées existent encore aujourd’hui.

C’est bien et intéressant d’aller voir les masques danser lors des cérémonies organisées en journées et au cours des quelles des spectateurs non initiés sont admis. En revanche, il ne faut JAMAIS s’amuser à braver les interdits et chercher à percer le secret des masques la nuit surtout. Cela relève du domaine du tabou, de l’inviolable. Ceux qui veulent en savoir davantage peuvent demander l’initiation.

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