La musique vodou
recèle des sons, des rythmes, des chorégraphies, des couleurs aptes à
renouveler les univers actuels de la musique, la danse, le design, l'art, la
mode… Fort de cette conviction,
j’ai monté le label ORISHAL avec des amis.
L’objectif du projet est de faire découvrir la richesse de la musique sacrée du
Vodou.
C’est ainsi qu’en 2008, dans tout le Bénin, le pays d’origine de cette culture, nous avons organisé le premier festival international de la musique vodou. Avec la permission des dignitaires et autorités du Vodou, nous avons fait sortir des villages et des couvents un superbe univers musical, inconnu du grand public, porteur d'émotions nouvelles et d'incroyables énergies. Les deux groupes lauréats du Festival : HOUNSA LOVE et DJOVAMON ont été produits à la fin du festival.
Enregistré au Bénin et édité en France en novembre 2008, ce CD fait sortir
d’Afrique, pour la première fois, une musique ensorcelée et ensorcelante. C’est
un héritage transmis de génération en génération, depuis la nuit des
temps.
Vivant, combattu mais tenace, en partie dévoilé mais demeurant largement
secret, le vodou
imprègne fortement la vie de dizaines de millions de personnes dans le monde.
Son univers culturel, ses croyances et ses rites symboliques constituent à la
fois un immense patrimoine, une religion, une culture, une esthétique, un mode
de vie…

Un jeu de mots qui porte en soi la
quintessence, d’une création musicale hybride franco-béninoise. C’est cette
création qui a regroupé l’artiste béninois Sergent Marcus et les musiciens
d’Archimusic, le vendredi 6 juin à l'Atelier du Plateau dans
le 19ème à Paris.
En attendant de revenir vous décrire les
temps forts de ce chantier qui aura lieu en juillet 2007, je vous invite à
découvrir un extrait d’un rythme traditionnel béninois :
Pas vraiment besoin de gros moyens
pour mettre en place ce genre de groupe traditionnel de musiques et de danses.
Quelques assiettes trouées, des anneaux tout au tour et ça y est ! Le
dispositif est prêt.
Pour le meilleur et pour la musique.