Regard'ailleurs

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 16 août 2008

Un poème à méditer

Souffle, c'est le titre de ce poème de Birago Diop


Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.

vendredi 9 novembre 2007

Musiques, cultures et développement célébrés à Cotonou.

sica_img_geraud.jpgCe sera à la faveur de la troisième édition des SICA (Stars de l’intégration culturelle africaine) prévue à Cotonou, du 21 au 25 novembre. En plus du Bénin plusieurs pays africains sont conviés à l’événement (le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Togo, le Niger, le Nigeria, le Ghana, la Guinée, le Sénégal, le Gabon, le Cameroun, le Tchad, la Centrafrique, le Congo, la RDC etc.).
Les meilleurs des catégories comme "Artiste ou groupe de musique moderne d’inspiration traditionnelle" ; "Présentateur live" ; "Entreprise d’Intégration" seront distingués par un jury international. Les SICA rassembleront artistes, médias, annonceurs, entrepreneurs, et public.

Contacts :
Tel : (00 33) 6 12 79 04 78.
E-Mail : sicaorg@yahoo.fr

lundi 15 octobre 2007

Bénin en expo à Paris

benin_expo_parisOuverte du 2 octobre au 6 janvier 2008, l’exposition a lieu au Musée du Quai Branly. Elle propose de découvrir cinq siècles d’art royal du Bénin.
Ce n’est pas un zoom sur les vestiges historiques de l’actuel République du Bénin. Il s’agit de visiter la richesse artistique et culturelle de l’ancien et célèbre empire du Bénin dont la capitale est située au sud ouest du Nigéria actuel, dans l’Etat du Bénin. Cet empire probablement créé au 8è siècle a connu un fort rayonnement entre le 14è et le 16è siècle grâce au commerce avec les portugais et à de nombreuses conquêtes. Son territoire s’étendait du sud ouest du Nigéria jusqu’au sud du Togo.
L’exposition rassemble des collections provenant principalement d’Angleterre, d’Allemagne et d’Autriche. Elle présente un ensemble constitué de bronzes, d’ivoires, de cartes et de manuscrits.

jeudi 12 juillet 2007

A la découverte de la ville de Ouidah au Bénin

ouidah_porte_non_retour.JPG

Ouidah est situé à 42km à l’ouest de Cotonou. On peut s’y rendre par la route des pêches (qui longe la plage, à partir de Cotonou) ou par la route bitumé, la nationale 2 en direction du Togo.

Ouidah est une ville historique fortement marquée par la traite négrière. Grand port du Golfe de Guinée, il a été le point de rencontre entre l’occident et le Dahomey et le point de départ des esclaves vendus. Les symboles historiques sont nombreux et intéressants à visiter : le Fort Portugais, la Forêt sacrée, la route des esclaves, la Porte de non retour (monument classé par l’Unesco), le temple des python, la basilique…la belle plage.

Ouidah est aussi l’une des villes phares du vaudou avec ses dignitaires, ses sanctuaires, ses nombreuses divinités et ses cérémonies périodiques. Ouidah, c’est enfin une ville métissée. On y rencontre des descendants d’afro-brésiliens, des ethnies Fon et Xwéda. Ce métissage a laissé des empreintes sur les pratiques culturelles, sur l’architecture et sur l’art culinaire. ouidah_plage.JPG