Le dictateur est finalement tombé en Lybie et les anciens rebelles,
nouvelles autorités proclament la libération du pays et la nouvelle ère.
« Levez haut vos têtes. Vous êtes des Libyens libres », a déclaré le
vice-président du CNT, Abdel Hafez Ghoga. Dans le même temps la Tunisie est
allée aux urnes et les médias s’empressent d’annoncer une « élection
historique, un véritable succès démocratique ». 
L’impulsion des révoltes arabes qui a démarré dans ce pays continue de faire
des morts ailleurs. Et c’est sans doute le sacrifice à consentir pour une
aspiration légitime des peuples à la liberté.
Pour ceux qui ont passé le cap du soulèvement et de la confrontation avec
les anciens pouvoirs, le plus dur commence. A coup sûr, un nouveau système
viendra remplacer celui combattu et déchu. Sera-t-il transparent et
incorruptible ad vitam aeternam ? Rien n’est moins sûr.
L’histoire a connu moult révolutions et dans la pratique, ce sont des tiers qui
finalement en profitent, tout en la dépouillant de son âme, de ses aspirations
originelles, au nom du même peuple. Aujourd’hui encore, j'ai l'impression que
l’histoire s’écrit devant nous, têtue.
Les imposteurs de tous acabits sont aux aguets, se frottant les mains. Ils n’ont pas les mêmes intérêts, ils ne sont pas du même clan mais tels de lugubres vautours, ils sont aux portes et attendent le bon moment. Au nom de la démocratie, au nom de leur soutien supposé à la révolte, ils vont piller les ressources, asseoir leur domination et installer un nouveau système, en fait le même qui a été combattu.
C’est du déjà vu et je crains malheureusement qu’on soit à l’aube d’un nouveau marché de dupe. Le roi est mort, vive le roi.





Un jeu de mots qui porte en soi la
quintessence, d’une création musicale hybride franco-béninoise. C’est cette
création qui a regroupé l’artiste béninois Sergent Marcus et les musiciens
d’Archimusic, le vendredi 6 juin à l'Atelier du Plateau dans
le 19ème à Paris.